Domaine de la Touraize

André-Jean et Héléana Morin sont à la tête d’un domaine familial installé à Arbois depuis 8 générations. Par un travail régulier et constant, respectueux du vivant et du terroir, ils élaborent le plus naturellement possible des vins qui ont une histoire à raconter. Le travail de la vigne en culture biologique et biodynamique est poursuivi en cave par une approche minimaliste et naturelle : levures indigènes et faible usage de SO2. Leurs cuvées, pour la plupart parcellaires, sont lumineuses, vibrantes, équilibrées et porteuse d’une expression racée du Jura.


Respecter l’environnement et maintenir une biodiversité

Les 13 hectares du domaine sont intégralement travaillés en bio (conversion terminée e 2020) et en biodynamie (conversion terminée en 2021) sur des terroirs historiques de l’appellation : Les corvées, Curoulet, Sur la côte, La Touraize. Tous les cépages jurassiens y sont présents : Chardonnay, Savagnin, Ploussard, Trousseau et Pinot Noir. L’exposition des parcelles et la configuration des sols sont très variées : marnes bleues, marnes dites argilo-calcaire et argilo-limoneuses, graviers gras sur marnes. Grâce à cette variété de terroirs, de nombreuses cuvées sont travaillées en sélection parcellaire. Les raisins sont récoltés à la main. En cave, les fermentations se déroulent naturellement en levures indigènes, sans chaptalisation, et avec un apport très faible de SO2.

Le vigneron vous en parle

Vignerons depuis 8 générations : Sur l’acte de décès de mon aïeul né en 1704, nous pouvons lire « Etienne Morin, vigneron de profession ». Auguste Morin, mon arrière grand-père en 1880 cultive 6 ha de vignes. Mon grand-père, Marius, lui succède. En 1912 il quitte l’exploitation pour effectuer son service militaire de deux ans puis est appelé sous les drapeaux en 1914 pour la première guerre mondiale. Sept ans d’absence … A son retour, malgré le travail de sa femme et de sa soeur, les vignes sont à l’abandon, et son moral est très marqué par la guerre. Marius et sa famille vivent très modestement sur le domaine jusqu’en 1922. A cette date il décide d’arrêter la vinification et adhère à la coopérative vinicole d’Arbois. Au fil des années, Marius mon grand-père vend une grande partie de ses vignes et déconseille à son fils le métier de vigneron. Pour autant en 1950, mon père, Michel décide de reprendre le domaine, ou ce qu’il en reste. Il adhère à son tour à la coopérative et cultive jusqu’à 5 ha de vigne. Sa femme Monique le soutient dans son projet par son activité salariée extérieure. Durant toute sa carrière elle réserve la plupart de ses congés à l’organisation des vendanges. En 1985 je rejoins mon père et comme lui, je deviens coopérateur et débute avec 30 ares de vigne. Je développe l’exploitation pour arriver à 15 ha . En 2009 je décide de quitter la coopérative pour reprendre en main le destin de mes raisins, de la vigne à la bouteille. Je vends 3 ha de vigne pour financer une partie de mon projet, dont en 2011 la construction d’une cuverie, en 2014 un chai et au printemps 2015 un espace dégustation. En 2016, mon épouse Héléana, quitte son métier d’infirmière pour rejoindre le domaine.

Pourquoi La Touraize comme nom de domaine ? La Touraize, est le nom d’un lieu-dit appartenant à ma famille déjà en 1704. Ce fut la dernière vigne que mon grand-père posséda et avec laquelle mon père commença son métier de vigneron.

Un logo en forme d’ammonite Depuis mon enfance, quand mon père labourait une parcelle, je suivais le tracteur pour ramasser les « beaux cailloux » (des ammonites) que la charrue remontait en surface. C’était pour moi comme une chasse aux trésors, comme un cadeau de la terre. Quand j’ai créé le domaine j’ai cherché un signe, un logo, et mon épouse qui a toujours vu ces « cailloux partout dans la maison » m’a proposé de reprendre l’ammonite comme symbole.

Le domaine en photos

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