République Tchèque

A l’exception de quelques centaines d’hectares au nord de Prague en Bohême, les vignes tchèques sont pour l’immense majorité situées en Moravie, au sud-est du pays.

Ce petit vignoble dont la superficie totale est inférieure à 20 000 hectares est l’un des plus septentrionaux d’Europe. Il subit un climat continental aux hivers froids et prolongés et aux étés marqués par la chaleur et de faibles précipitations. Les parcelles les plus protégées par la topographie sont donc privilégiées afin d’assurer au cycle végétatif des conditions favorables suffisamment longues.

Les vins tchèques peinent à trouver leur place au pays des buveurs de bière. La production de vin tchèque est aux deux tiers tournée vers les vins blancs. Les principaux cépages utilisés sont le müller-thurgau, le veltlínské zelené (équivalent du grüner veltliner autrichien) et le riesling.

Pour les rouges, le svatovavřinecké (ou saint-laurent) est majoritaire, le pinot noir (rulandské modré) y est également très prisé par les vignerons inconditionnels du style bourguignon.

La production est presque exclusivement destinée au marché local. Les exportations ne représentent en effet que 78 000 hectolitres par an. Le dynamisme de la consommation nationale de vin est limité par l’attrait qu’exerce la bière auprès des Tchèques. Avec ses 150 litres par habitant et par an, elle est la plus importante consommatrice mondiale de cette boisson.

Histoire du vignoble Tchèque

La République Tchèque est une région viticole aujourd’hui confidentielle, et pourtant ses origines remontent à l’époque romaine.

La viticulture se développa dans la région à partir de la fin du IIIe siècle, après que l’empereur Probus annulât l’interdiction établie par Domitien de planter des vignes au nord des Alpes. Comme partout en Europe, les ordres religieux et notamment les Cisterciens jouèrent un rôle essentiel dans le développement des vignobles.

Le vin tchèque connut ses heures de gloire au XVIe siècle avant que les incessants conflits en Europe centrale, jusqu’au début du XXe siècle, n’amenuisent la main d’œuvre locale dont il dépendait. L’entrée dans l’Union Européenne en 2004, et sa préparation depuis la fin des années 1990, permit une restructuration et une amélioration des pratiques viticoles.

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