
L’Enclos des Braves voit le jour à Rabastens en 2005, en plein cœur de l’appellation Gaillac. A sa tête depuis sa création, Nicolas Lebrun, œnologue de formation qui a préalablement acquis une forte expérience auprès de nombreux domaines à Gaillac. Sa fille Marion le rejoint en 2025 pour perpétuer l’esprit et les engagements du domaine.
Au domaine de l’Enclos des Braves, le choix de la viticulture en biodynamie (depuis 2011) représente un engagement pour le vivant, la vigne et la biodiversité. Les raisins sont récoltés manuellement et vinifiés sans intrants.
L’objectif est d’offrir des vins de terroir et mettre en avant les cépages et les savoir-faire ancestraux de Gaillac, en sélectionnant des variétés locales et anciennes qui garantissent le caractère identitaire des vins.
Avec peu de sulfites ajoutés, Nicolas et Marion Lebrun s’appliquent à produire des vins vivants et sans déviances.
Le domaine de l’Enclos des Braves se situe sur les premiers coteaux de la rive droite du Tarn à Gaillac. Il bénéficie de terroirs argilo-calcaires avec des sols allant jusqu’à 3 m de profondeur, offrant une bonne réserve hydrique à la vigne. Ce terroir est soumis à l’humidité océanique de l’Atlantique et à la chaleur méditerranéenne, avec le vent d’Autan, qui est pour la vigne un allié de taille !
Le vignoble de l’Enclos des Braves se caractérise par de nombreux micro terroirs. Convaincus que les éléments de la ferme sont en interaction les uns avec les autres, Marion et Nicolas Lebrun prennent soin de travailler l’environnement autour de la vigne : agroforesterie, enherbement naturel et couverts végétaux, travail du sol peu profond, pratiques biodynamiques … Également, un travail de conservation du patrimoine vivant en sélectionnant des variétés locales et anciennes qui garantissent le caractère identitaire des vins.
Avec comme volonté première la préservation des sols, Nicolas et Marion Lebrun limitent la mécanisation, en particulier lorsque le sol est trop mouillé. Le travail des sols se fait en alternant rangs travaillés et non travaillés d’une année sur l’autre pour éviter le tassement des sols.
Un enherbement naturel permanent permet de favoriser le développement d’une grande diversité de plantes qui vont naturellement décompacter le sol.
La porosité du sol obtenue permet aux micro-organismes de se développer en profondeur et de fertiliser naturellement le sol. La vigne peut ainsi aller s’alimenter en profondeur et explorer toute la minéralité du terroir.
Enherbement naturel et agroforesterie sont pratiqués à l’Enclos des Braves. Avec une diversité de variétés fruitières et mellifères qui offrent des floraisons étalées à une multitude d’insectes. Ds derniers attirent aussi des prédateurs : une chaîne alimentaire vertueuse se met en place entre les oiseaux, les rongeurs et les rapaces. Des zones sauvages sont respectées à différents endroits du vignoble : lierre, ronce, talus, bosquets, prairies. Egalement, des plantations d’arbres isolés et des haies tous les 12 rangs afin de « casser » la monoculture. En plus de ces habitats naturels, des ruches, des nichoirs à mésanges et à chauve-souris permettent d’accueillir la faune sauvage.
La pratique de la biodynamie amène une manière de penser, d’observer et d’accompagner les cultures en toute humilité. La protection du vignoble est malheureusement indispensable, surtout au niveau des maladies fongiques : utilisation du cuivre contre le mildiou et du soufre contre l’oïdium. L’utilisation des plantes sous formes de tisanes ou de décoctions permet d’abaisser les doses de cuivre et de soufre. Les bouillies sont donc complétées avec des tisanes de prêle, ortie, osier, reine des prés, achillée, consoude ou d’huiles essentielles. Le purin d’ortie ou encore le petit lait sont des alliés de choix.
Ainsi depuis 15 ans : 1 kg de cuivre métal/ha/an en moyenne, ce qui est bien en dessous de la dose maximale autorisée en biodynamie de 3 kg/ha/an.
La taille permet de former et de maintenir la vigne basse, alors que c’est une liane qui ne pense qu’à s’élever vers la lumière. La taille permet de réguler la vigueur et la prochaine récolte, mais a de graves conséquences sur la pérennité de la plante.
C’est pourquoi au domaine de l’Enclos des Braves, Nicolas et Marion pratiquent la taille douce, dans le respect des flux de sève depuis de nombreuses années. Le principe : éviter de « tailler ras » en laissant des chicots pour éviter les cônes de dessèchement qui bouchent les vaisseaux de sève, réfléchir à l’emplacement des plaies en fonction des flux de sève, limiter le nombre de plaies de taille par la pratique de l’ébourgeonnage.
Cette taille douce et la pratique de l’ébourgeonnage permet de réduire les maladies du bois et prévient le dépérissement des vignes. Il y a un vrai enjeu aujourd’hui à développer des techniques qui permettent de conserver le matériel végétal plus longtemps, la taille douce en fait partie.
(Source : Domaine de l’Enclos des Braves)