Passer au contenu principal

TERROIRS & CO

Ventes privées de vins
en direct des domaines

Ventes privées de vins en direct des domaines

Clos Troteligotte, le Cahors d’Emmanuel Rybinski

Le terroir du Clos Troteligotte

Le Clos Troteligotte bénéficie d’un terroir d’altitude (350 mètres) est à dominante argilo-calcaire. Cependant, depuis 2004, une sélection micro-parcellaire au sein du vignoble a été faite suivant le terroir et le climat que subissent les différents versants. Le but est de distinguer les différents types de sol géologique encore plus précisément, pour ensuite vinifier les vins selon cette différenciation.

Plusieurs terroirs ont été identifiés :

  • Argilo-calcaire kimmeridgien : Présence de fossiles issus de la période jurassique (- 150 millions d’années)
  • Argilo-calcaire sidérolithique : Présence forte de fer issu de la période tertiaire (- 50 millions d’années)
  • Argilo-calcaire stampien : Présence de marnes blanches ou grises, issues de l’érosion du calcaire lacustre (-25 millions d’années).

ARGILO-CALCAIRE KIMMERIDGIEN

Dans la zone du Clos, un autre type de terroir dominant : il s’agit du terroir argilo-calcaire « kimméridgien ». Issu de sédiments marins chargés d’iode, cet étage géologique est très rare en France. On le retrouve à Chablis notamment, au nord de la Bourgogne. Il apporte à nos vins fraîcheur, vivacité, minéralité (côté crayeux) et salinité.

ARGILO-CALCAIRE STAMPIEN

En dehors du Clos, on trouve quelques « satellites » (5 hectares en tout) caractérisés par des terroirs argilo-calcaires stampiens et localisés dans le « Quercy Blanc ». Ces parcelles sont destinées à la production des vins blancs (chenin, sauvignon, viognier et chardonnay) : ronds, dominés par la minéralité et très expressifs. Ainsi que des séries limitées en rouge (cabernet franc, jurançon noir, gamay, merlot, malbec) : des vins de soif, légers, gorgés de fruit. Les cépages blancs ont été plantés en 2004 lors de l’arrivée d’Emmanuel sur l’exploitation.

ARGILO-CALCAIRE SIDÉROLITHIQUE

Le terroir argilo-calcaire sidérolithique est le plus abondant sur le vignoble. Il se trouve sur la zone du Clos, petite colline située sur la commune de Villesèque, soit 14 ha d’un seul tenant. C’est plutôt rare sur ce territoire : ce type de sol ne représente que 7% maximum de l’appellation Cahors. Ce terroir est composé de différentes concentrations en fer. Ces concentrations, dites concrétions ferrugineuses, permettent de délimiter des parcelles bien différentes. Chaque parcelle correspond à une cuvée. Cet élément ferrugineux donne aux vins d’appellation des profils très aériens, de la minéralité, de l’élégance et de la délicatesse.

Sur ce terroir ont été plantés un cépage historique, le malbec, ainsi que le Merlot et le Tannat, autorisés à être vinifiés en cépage « accessoires » dans l’appellation Cahors.

La biodynamie au Clos Troteligotte

La viticulture biodynamique vise, de façon générale, à réhabiliter, dynamiser et intensifier la vie organique dans le milieu où vit la vigne. Cette démarche consiste à intensifier les échanges entre la plante et son environnement (terre et air), de façon à obtenir de meilleurs raisins et donc de meilleurs vins. La biodynamie cherche à renforcer la vitalité et la résistance des plantes, en améliorant les échanges naturels entre le sol et les racines d’une part, et entre le ciel et les feuilles d’autre part. Autrement dit, il s’agit de favoriser et d’accroître les échanges d’une part, entre les innombrables micro-organismes du sol et le système racinaire de la vigne et, d’autre part, entre le ciel (lumière solaire, influences cosmiques) et le système foliaire de la vigne, afin d’optimiser l’expression du terroir (le terroir entendu comme association sol-climat) dans les raisins et donc dans le vin. A cet égard, les vins biodynamiques sont censés garantir une meilleure expression du terroir (nous y reviendrons).

Certains, tel Nicolas Joly (La Coulée de Serrant, Savennières-Coulée-de-Serrant) , expliquent que la biodynamie consiste, plus fondamentalement, à prendre en compte et solliciter les fréquences énergétiques (électromagnétiques, en l’occurrence) qui parcourent le système solaire, l’air et la terre pour intensifier la vie des sols et de la plante. « Ce qu’il faut comprendre ici, souligne Nicolas Joly, c’est que le vivant n’est qu’une somme de fréquences ou de rythmes ; c’est un monde vibratoire », et la biodynamie va s’efforcer d’harmoniser cet ensemble de vibrations et d’intensifier leur circulation entre la plante, la terre et le ciel. La biodynamie tient compte à cet effet des cycles lunaires et des positions planétaires, qui ont une influence sur la vie et la croissance des plantes, ainsi que sur la qualité du moût et du vin lors de la vinification. Ainsi, la biodynamie, selon Frédéric Duseigneur (Domaine Duseigneur, Lirac), va consister à « retrouver cet acquis qui a été balayé par l’agrochimie », acquis qui remonte aux débuts de l’agriculture, au Néolithique, et qui a perduré jusqu’au début du XXe siècle. « Il y a encore cent ans, les paysans ressentaient les choses dans leur peau, dans leurs os. » Il va s’agir de recouvrer le savoir ainsi perdu à notre époque à cause de l’agrochimie, et de retrouver, au moins partiellement, les savoirs anciens, cette compréhension qui fut naguère globale.

L’agriculture biologique se définit comme un mode de production agricole exempt de produits chimiques de synthèse et d’OGM. C’est aussi et surtout un mode de production durable et respectueux des hommes et de leur environnement. Pour cela, il s’appuie sur une approche globale de l’exploitation et de son milieu, aussi bien dans ses composantes technico-économiques que sociales, environnementales ou historiques.

Le végétal, l’animal, l’humain : une quête d’équilibre et de cohérence

En biodynamie, la ferme du Clos Troteligotte est vue comme un organisme vivant composé d’organes essentiels à la survie de l’ensemble : le végétal, l’animal, et l’humain. Au vignoble, la biodiversité végétale est préservée grâce à l’attention portée au sol, aux couverts végétaux, à l’apport de matière organique, la diversification des cépages (une trentaine de variétés, notamment des anciennes, autochtones et résistantes), à la sélection massale, enfin et surtout grâce à l’agroforesterie.

En 2025, un nouveau projet à hauteur d’animaux prend forme : une clôture entourant les 16ha de vignes. Le but est double : protéger les vignes et les nouvelles plantations d’arbres du gibier de plus en plus présent ; et installer des animaux dans les parcelles, à l’intérieur de la clôture.

  • La clôture permet la préservation du travail :  le matériel végétal, le raisin, les cultures. La présence du gibier (chevreuil, sangliers et cerfs) est devenue trop intense pour voir tous les efforts d’une année réduits à néant.
  • En agriculture biologique, en biodynamie, et désormais en agroforesterie, ce projet permet également de franchir une nouvelle étape et de tendre toujours davantage vers plus de cohérence et d’équilibre. Introduction des animaux dans le vignoble : des petits cochons de Nouvelle-Zélande, des poules, des brebis et des vaches, qui permettent de travailler les sols, gérer l’enherbement, amender les parcelles, améliorer la richesse et la diversité des champignons/micro-organismes présents dans le sol, et enfin attirer les populations d’insectes et d’oiseaux.

Les professionnels de l’écopâturage soulèvent plusieurs autres avantages à la collaboration de travail avec les animaux :

  • environnementaux : le maintien des milieux ouverts, la lutte contre l’embroussaillement et la fermeture du milieu ; la diversification de la flore ; la réduction du bilan carbone
  • sociaux : vecteur de lien social, de sérénité et d’apaisement ; rôle pédagogique et de sensibilisation au monde animal

Quelques photos du Clos Troteligotte

(Source : Le Clos Troteligotte)